
Le saviez-vous?
Le stress thermique représente l’accumulation de chaleur dans le corps au point que le thermostat de l’organisme a du mal à maintenir une température corporelle interne à une température normale. De même, les membres du personnel qui sont exposés au froid et à des environnements froids peuvent être exposés à des risques lorsque le corps se refroidit trop.
Résumé
Travailler à la fois dans des conditions de chaleur et de froid peut avoir de graves conséquences. Lorsque le corps est incapable de se refroidir au moyen de la transpiration, de graves maladies associées à la chaleur peuvent survenir. Les maladies les plus graves attribuables à la chaleur sont l’épuisement par la chaleur et le coup de chaleur. Si aucune mesure n’est prise afin de traiter l’épuisement par la chaleur, la maladie peut évoluer vers un coup de chaleur, voire la mort.
Les membres du personnel qui travaillent ou sont exposés au froid et aux environnements froids peuvent être exposés au stress en raison du froid et aux maladies et blessures qui en découlent (hypothermie, gelures, pied de tranchée, engelures, etc.). Ce risque s’applique aux environnements froids, qu’ils soient naturels (p. ex., les conditions météorologiques extérieures) ou artificiels (p. ex., les environnements réfrigérés).
Il incombe aux employeurs d’accomplir ce qui suit :
- Prendre toutes les précautions raisonnables pour assurer la santé et la sécurité des membres du personnel sur le lieu de travail ou à proximité. [S.N.S. 1996, c. 7, s. 13(1)]
- Respecter les valeurs limites d’exposition aux agents physiques, comme elles figurent dans la dernière version de la publication de l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) portant sur les valeurs limites d’exposition et les indices d’exposition biologique. [N.S. Reg. 52/2013, s. 2.3] Le stress attribuable à la chaleur et le stress en raison du froid sont des agents physiques.
Il incombe aux propriétaires d’accomplir ce qui suit : [S.N.S. 1996, c. 7, s. 19]
- Prendre toutes les précautions raisonnables pour fournir et entretenir son terrain ou ses locaux utilisés ou devant être utilisés comme lieu de travail, de manière à garantir la santé et la sécurité des personnes sur le lieu de travail ou à proximité.
- Fournir à l’employeur sur le lieu de travail les informations connues (ou dont on pourrait raisonnablement s’attendre à ce qu’elles soient connues par la personne propriétaire) et nécessaires pour déterminer et éliminer ou maîtriser les risques pour la santé ou la sécurité des personnes sur le lieu de travail.
Lignes directrices concernant le stress thermique
Les signes et symptômes des effets du stress thermique sur la santé sont résumés au tableau 1.
Tableau 1 – Symptômes et effets sur la santé de l’exposition au stress thermique
Symptômes |
Effets sur la santé |
Fatigue attribuable à la chaleur |
Les signes comprennent la dégradation des compétences, de la concentration mentale ou de la vigilance. La fatigue attribuable à la chaleur est généralement attribuable au fait que la personne n’est pas habituée à travailler dans la chaleur. Il n’existe pas de traitement particulier, si ce n’est de placer la personne dans un environnement plus frais avant que des conditions plus graves ne se développent. |
Éruptions miliaires attribuables à la chaleur |
L’enjeu le plus courant. Les éruptions miliaires attribuables à la chaleur qui occasionnent des picotements se manifestent par des bosses rouges, normalement là où les vêtements sont contraignants ou provoquent des frottements. Lorsque la transpiration augmente, les petits boutons commencent à provoquer des picotements. Les éruptions miliaires qui provoquent des picotements sont attribuables à la chaleur qui se produit sur une peau constamment mouillée par de la sueur non évaporée. Les éruptions miliaires peuvent s’infecter si l’on n’y prend pas garde. Dans la plupart des cas, les éruptions miliaires disparaissent lorsque la personne retourne dans un environnement plus frais. |
Syncope attribuable à la chaleur |
En cas de syncope ou d’évanouissement, cela signifie que le cerveau ne reçoit pas suffisamment d’oxygène, car le sang s’accumule dans les extrémités. La personne peut alors perdre conscience. Le début de la syncope est rapide et imprévisible. Déplacez-vous dans un endroit plus frais, desserrez vos vêtements et prenez des liquides. |
Crampes de chaleur |
Les crampes de chaleur représentent des douleurs musculaires aiguës qui peuvent survenir seules ou être associées à l’un des autres troubles associés au stress thermique. Cela est généralement causé par un travail physique intense dans un environnement chaud. Les crampes sont causées par un manque d’eau. Remarque : Un excès de sel peut s’accumuler dans le corps si l’eau perdue par la transpiration n’est pas remplacée, mais il ne faut pas utiliser des pilules de sel. La soif ne peut pas être estimée comme un indicateur du besoin en eau. Il faut boire de l’eau toutes les 15 à 20 minutes dans les environnements chauds, et éviter l’alcool, le café, le thé et les boissons gazeuses. |
Épuisement par la chaleur |
Les principaux signes sont les suivants : maux de tête, nausées, vertiges, vision floue, faiblesse, vertiges, soif. La peau est humide et présente aussi un aspect boueux ou rougissant. Heureusement, il est facilement possible de remédier à cette condition au moyen d’un traitement rapide. Les symptômes de l’épuisement par la chaleur sont semblables à ceux d’un coup de chaleur. Les personnes souffrant d’épuisement par la chaleur doivent être retirées de l’environnement chaud, s’hydrater, desserrer leurs vêtements, prendre une douche ou un bain à l’éponge avec de l’eau fraîche et se reposer dans un endroit frais. |
Coup de chaleur |
Le coup de chaleur constitue une urgence médicale. Un coup de chaleur se produit lorsque le système de régulation thermique de l’organisme est défaillant et que la température corporelle atteint alors un niveau critique. Cette condition est causée par une combinaison de facteurs très variables et est aussi difficile à prévoir. Les principaux signes et symptômes d’un coup de chaleur sont les suivants : la confusion, un comportement irrationnel, une perte de conscience, des convulsions, une peau chaude et sèche, l’absence de transpiration (en général) et une température corporelle anormalement élevée. Une température corporelle trop élevée peut aussi entraîner la mort. Les températures métaboliques élevées causées par la combinaison de la charge de travail et de la charge thermique environnementale sont aussi très variables et difficiles à prévoir. Dans ce cas, il faut consulter immédiatement un médecin. |
Adapté de : OSHA - Technical Manual, section III: chapitre 4 - Heat Stress - https://www.osha.gov/otm/section-3-health-hazards/chapter-4#heat_relatedillness |
|
Facteurs contribuant au stress thermique
Le stress thermique est souvent associé aux éléments suivants :
Température élevée + humidité élevée + charge de travail + effets des vêtements + conditions physiques = stress thermique
Bien que le stress thermique soit généralement associé au temps chaud, il peut survenir à tout moment lorsque la température est supérieure à la normale (p. ex., en travaillant dans une chaufferie). Voici certains des facteurs à l’origine du stress thermique :
- membre du personnel (acclimatation, hydratation, vêtements, état de santé, condition physique [âge, poids, forme physique]);
- environnement (température de l’air, chaleur rayonnante, flux d’air);
- travail (charge, rythme, vêtements).
Il est difficile de prévoir quelle personne sera touchée et quand, car la sensibilité individuelle varie. Même à des températures plus basses, mais avec un taux d’humidité élevé, il existe un risque de maladies associées à la chaleur. Il est important de reconnaître les symptômes des troubles associés au stress thermique et de prendre immédiatement les mesures qui s’imposent. Accordez une attention particulière aux membres du personnel qui effectuent un travail physique pénible.
Valeurs limites de seuil
En Nouvelle-Écosse, le travail dans des conditions chaudes est régi par le règlement sur la santé et la sécurité en milieu de travail (Workplace Health and Safety Regulations). [N.S. Reg. 52/2013, s.2.3] L’indice du thermomètre globe mouillé (WBGT, de l’anglais wet-bulb globe temperature) adopté par l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) est utilisé. L’indice du WBGT est influencé par la température de l’air, la chaleur rayonnante, le mouvement de l’air, ainsi que l’humidité. Des appareils de mesure du stress thermique portables ou des moniteurs utilisés pour mesurer l’indice du WBGT sont disponibles sur le marché.
Étant donné que l’indice du WBGT est une valeur qui représente l’environnement, lorsque le travail nécessite le port de vêtements imperméables, comme des vêtements de protection contre les produits chimiques, l’indice du WBGT n’inclut pas ce que le travailleur vit à l’intérieur du vêtement. Par conséquent, l’indice du WBGT contrôlé doit être ajusté afin de tenir compte de la contribution des vêtements, comme indiqué au tableau 2.
Outre les vêtements, l’évaluation de la demande de travail est également importante dans le cadre d’une évaluation environnementale. Lorsque les exigences professionnelles augmentent, le taux métabolique et la température corporelle centrale du membre du personnel augmentent. Le tableau 3 (ci-dessous) résume les orientations générales pour le choix de la demande de travail. Sur la base de la demande de travail et de la proportion approximative de travail au cours d’une heure, les valeurs limites de seuil du stress thermique sont indiquées au tableau 4 (ci-dessous).
Tableau 2 – Facteurs d’ajustement des vêtements
Type de vêtement |
Ajustement au WBGT (°C) |
Manches courtes et pantalon en tissu |
-1,0 |
Vêtements de travail (chemise et pantalon de base à manches longues) |
0,0 |
Combinaisons en tissu (matériau tissé) |
0,0 |
Combinaisons en polypropylène SMS |
0,5 |
Combinaisons en polyoléfine |
1,0 |
Vêtements en tissu double couche |
3,0 |
Combinaisons de protection contre les vapeurs à usage limité |
11,0 |
Ajout d’une cagoule (couverture complète de la tête et du cou : pas du visage) |
1,0 |
Remarque : Ces valeurs ne doivent pas être utilisées pour des combinaisons complètement encapsulées. Les facteurs d’ajustement vestimentaires ne peuvent pas être ajoutés pour des couches multiples. Les combinaisons supposent que seuls les sous-vêtements sont portés en dessous, et non une deuxième couche de vêtements. Rien n’indique que les masques respiratoires ou les couvertures faciales augmentent la charge du stress thermique. |
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Tableau 3 – Catégories de demande de travail avec exemples
Catégorie |
Exemples |
Attribué |
Repos |
Assis |
115 |
Lumière |
La position assise avec travail manuel avec les mains ou les mains et les bras et conduite. La station debout, avec un travail léger des bras, ainsi qu’une marche occasionnelle. |
180 |
Modéré |
Le travail soutenu et modéré des mains et des bras, travail modéré des bras et des jambes, travail modéré des bras et du tronc, ou poussées et tractions légères. La marche habituelle. |
300 |
Lourd |
Le travail intense des bras et du tronc, porter, pelleter, scier manuellement, pousser et tirer des charges lourdes et marcher à un rythme rapide. |
415 |
Très lourd |
Une activité très intense à un rythme rapide, voire maximal. |
520 |
Remarque : L’effet du poids corporel sur le taux métabolique estimé peut être pris en compte en multipliant le taux estimé par le ratio du poids corporel réel divisé par 70 kg (154 lb). Source : Organisation internationale de normalisation (ISO), 2017. Ergonomie de l’environnement thermique : Évaluation du stress thermique au moyen de l’indice du WBGT. |
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Tableau 4 – Critères de dépistage des valeurs limites de seuil pour l’exposition au stress thermique
| Demande du travail | Pourcentage de travail dans un cycle de travail et de récupération en une heure |
|||
|---|---|---|---|---|
75 % à 100 % |
50 % à 75 % |
25 % à 50 % |
0 % à 25 % |
|
Lumière |
31,0 °C |
31,0 °C |
32,0 °C |
32,5 °C |
Modéré |
28,0 °C |
29,0 °C |
30,0 °C |
31,5 °C |
Lourd |
- |
27,5 °C |
29,0 °C |
30,5 °C |
Très lourd |
- |
- |
28,0 °C |
30,0 °C |
Remarques : 1. Ces valeurs limites d’exposition sont basées sur l’hypothèse que presque toutes les travailleuses et tous les travailleurs acclimatés, entièrement vêtus et ayant un apport en eau et en sel adéquat devraient être en mesure de fonctionner efficacement dans les conditions de travail données sans dépasser une température corporelle profonde de 38 °C (100,4 °F). 2. Les valeurs limites d’exposition sont également basées sur l’hypothèse que l’indice du WBGT du lieu de repos soit semblable ou très proche de celle du lieu de travail. 3. Lorsque l’indice du WBGT de la zone de travail est différent de celui de la zone de repos, il convient d’utiliser une moyenne pondérée en fonction du temps. 4. Lorsque les valeurs limites d’exposition pour un régime de travail-repos sont atteintes, la main-d’œuvre doit être affectée à un autre régime de travail/repos avec un pourcentage de travail plus faible et dont les valeurs limites d’exposition sont plus élevées que l’indice du WBGT calculé. 5. La base de temps est estimée comme la proportion de travail à la limite supérieure de la fourchette de pourcentage de travail (p. ex., 50 % pour la fourchette de 25 % à 50 %).
6. Les valeurs de l’indice du WBGT sont exprimées à 0,5 °C près. |
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Il faut savoir que le risque et la gravité d’un stress thermique excessif peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre, et ce, même dans des conditions de stress thermique identiques. Si la moyenne pondérée dans le temps de l’indice du WBGT mesuré, ajusté en fonction des vêtements, dépasse les valeurs limites d’exposition choisies au tableau 4, une surveillance physiologique doit être effectuée. L’état de stress thermique d’une personne peut être contrôlé en mesurant la température corporelle centrale et la fréquence cardiaque. Les indicateurs d’exposition à la chaleur énumérés ci-dessous constituent un guide pour le temps nécessaire à l’arrêt en raison d’une exposition ainsi qu’à la période de récupération :
- la fréquence cardiaque soutenue (pendant plusieurs minutes) est supérieure à 180 bpm (battements par minute) moins l’âge de la personne en années, pour les personnes dont le rendement cardiaque ont été évaluées comme normales;
- la température corporelle mesurée ou estimée augmente de plus de 1 °C par rapport à la température avant le travail si cette dernière est inférieure à 37,5 °C;
- la fréquence cardiaque de récupération, une minute après un effort maximal, est supérieure à 120 bpm;
- les symptômes sont une fatigue soudaine et sévère, des nausées, des vertiges ou encore des étourdissements.
De plus amples informations sur la surveillance physiologique figurent dans le document de 1986 du National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) Criteria for a Recommended Standard : Occupational Exposure to Hot Environments disponible sur le site Web du NIOSH : http://www.cdc.gov/niosh/docs/86-113/.
Les critères de travail dans des conditions de chaleur sont difficiles à mesurer et nécessitent un équipement ainsi spécialisé. Il est recommandé que les facteurs associés au stress thermique soient mesurés par des spécialistes. Pour toute question concernant l’évaluation et l’analyse du stress thermique, il est possible de communiquer avec les hygiénistes du travail de la division de la SST en composant le : 1-800-9LABOUR (952-2687).
Les responsabilités suivantes incombent aux membres du personnel :
- Si vous pensez que vous ou une autre personne êtes victimes d’un stress thermique sur votre lieu de travail, prodiguez immédiatement les premiers soins et prévenez votre gestionnaire.
- Si on ne répond pas à votre préoccupation de manière satisfaisante, vous devez soulever la question auprès du Comité mixte de santé et de sécurité au travail ou de ses porte-parole. Si on ne répond toujours pas à vos préoccupations, vous pouvez communiquer avec la division de la SST en composant le : 1-800-9LABOUR ou en faisant parvenir un courriel à : LAESafetyBranch@novascotia.ca. Vous avez le droit de refuser de travailler dans ces conditions si vous estimez qu’il existe un risque pour votre santé ou votre sécurité en raison du stress thermique.
Prévenir le stress thermique
Il incombe à l’employeur d’accomplir ce qui suit :
- Élaborer une stratégie de lutte contre le stress thermique lorsque des membres du personnel peuvent être exposés à des conditions environnementales susceptibles d’avoir des effets néfastes sur leur santé en raison du stress thermique. Voici les principaux éléments d’une stratégie de lutte contre le stress thermique :
- la formation et l’éducation des membres du personnel, y compris les signes et les symptômes du stress thermique et ce qu’il faut faire en cas d’inquiétude;
- l’évaluation du stress thermique;
- le contrôle du stress thermique.
Une évaluation du stress thermique doit comprendre une évaluation initiale de l’environnement, une surveillance de l’indice du WBGT, un ajustement des facteurs vestimentaires et une analyse de la demande de travail. Si l’indice du WBGT ajusté est supérieur aux valeurs limites d’exposition de l’évaluation, une surveillance physiologique doit être effectuée pour déterminer si une personne souffre de fatigue thermique.
Voici certaines des mesures de contrôle du stress thermique :
- élimination ou substitution d’un autre procédé qui supprime le risque d’exposition de la main-d’œuvre à un environnement de stress thermique;
- acclimatation de la main-d’œuvre;
- mesures de contrôle techniques (climatisation, ventilation mécanique/ventilateur, zone de travail ombragée, contrôle de la chaleur à la source, etc.);
- mesures de contrôle administratives (réaffectation du régime travail-repos, eau potable fraîche, programmation des travaux à des heures plus fraîches de la journée, etc.);
- vêtements de protection (vêtements isolés refroidis à l’eau ou à la glace, vêtements d’été légers, vêtements de couleur claire, couvre-chef, etc.).
S’il n’est pas possible d’éliminer les sources de chaleur ou de substituer au moyen d’un autre processus, les mesures de contrôle technique constituent le moyen le plus efficace de réduire les conditions susceptibles de provoquer un stress thermique. Les mesures de contrôle appropriées à mettre en œuvre sur un lieu de travail doivent être basées sur les résultats d’une évaluation du stress thermique. Le tableau 5 présente des exemples de mesures de lutte contre le stress thermique.
Tableau 5 – Exemples de mesures de lutte contre le stress thermique
Contrôler le stress thermique |
Se prémunir contre les maladies attribuables à la chaleur |
Travailler dans des zones ventilées. Tous les lieux de travail doivent disposer d’une bonne ventilation générale, ainsi que d’un refroidissement ponctuel dans les zones de travail chaudes. |
Buvez de l’eau fraîche, mais en petites quantités et fréquemment, une tasse toutes les 20 minutes – même si vous n’avez pas soif. Évitez de boire de l’alcool, du café, du thé et des boissons gazeuses contenant de la caféine, qui provoquent une déshydratation. Évitez de prendre des repas lourds avant de travailler dans un environnement où il fait chaud. |
N’utilisez pas de ventilateurs lorsque le thermomètre indique 35 °C, car le mouvement de l’air peut augmenter la charge thermique. |
Facilitez l’accès à l’eau, et la rapprocher de la zone de travail. |
Faites des pauses périodiques et augmentez leur fréquence lorsque la température et l’humidité sont élevées. Des cycles de travail et de repos courts et fréquents sont toujours préférables. |
Demandez comment se sentent les membres du personnel. Les gestionnaires doivent surveiller la température et l’humidité du lieu de travail et vérifier l’état des membres du personnel. Permettez aux membres du personnel qui ressentent un grand inconfort d’interrompre leur travail. |
Pendant les pauses, reposez-vous dans un endroit qui est climatisé si possible, ou au moins à l’ombre. |
Il incombe aux membres du personnel ainsi qu’aux employeurs d’apprendre à reconnaître les signes d’un coup de chaleur. Ayez recours à des soins médicaux d’urgence si une personne présente un ou plusieurs des symptômes suivants : confusion mentale ou perte de conscience, rougeur du visage, peau chaude et sèche ou arrêt de la transpiration. |
Éteignez les appareils générateurs de chaleur qui ne sont pas utilisés. |
Formez les secouristes à reconnaître et à traiter les signes de stress thermique; assurez-vous que tous les membres du personnel savent qui est formé pour donner les premiers secours. |
Programmez les tâches les plus exigeantes sur le plan physique aux heures les plus fraîches de la journée. |
Réduisez le travail des personnes à risque. Il incombe à l’employeur de déterminer l’aptitude à travailler dans des environnements où il fait chaud. Les facteurs à prendre en compte sont l’âge, une mauvaise condition physique, une grossesse, des blessures causées par la chaleur, certaines conditions médicales et un manque d’acclimatation. |
Si possible, effectuez une rotation du personnel dans les postes où il fait chaud et où le travail est intense. |
Vérifiez auprès de votre médecin si vous avez des problèmes de santé – les maladies cardiaques et le diabète peuvent augmenter le risque de blessures attribuables à l’exposition à la chaleur. |
Humidex
Les Centres de santé des travailleurs (ses) de l’Ontario (OHCOW) ont préparé une trousse de ressource sur le stress thermique (en anglais seulement), qui comprend un calculateur de stress thermique basé sur l’humidex et un plan de réaction à la chaleur basé sur l’humidex. Il convient de noter que certaines simplifications et hypothèses ont été formulées. Par conséquent, le plan peut ne pas être applicable dans les lieux de travail comportant des sources supplémentaires de chaleur ou d’humidité. Ce plan suppose un travail à la fois modéré et non acclimaté. L’outil propose trois méthodes de calcul en fonction des renseignements dont vous disposez. Sur la base des résultats, l’outil fournit ensuite un plan d’intervention avec des méthodes de contrôle pour protéger la main-d’œuvre, qui peut être téléchargé et imprimé pour être communiqué sur le lieu de travail.
Températures au bureau
Les recommandations fournies par la norme CSA Z412-17 – L’ergonomie au bureau – Une norme d’application pour l’ergonomie des postes de travail comprend les éléments suivants :
- Conditions estivales : température optimale de 24,5 °C avec une plage acceptable de 23 °C à 26 °C.
- Conditions hivernales : température optimale de 22 °C avec une fourchette acceptable de 20 °C à 23,5 °C.
Remarque : La norme CSA Z412-17 indique que ces deux conditions sont basées sur le tableau 3 de la norme 55 de l’American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers (ASHRAE), avec une humidité relative de 50 % et une vitesse moyenne de l’air inférieure à 0,15 m/s.
La norme 55 – 2013 Thermal Environmental Conditions for Human Occupancy de l’ASHRAE indique que ces plages de températures recommandées répondent aux besoins d’au moins 80 % des individus. Certaines personnes peuvent se sentir mal à l’aise, et ce, même si ces valeurs sont respectées. Des mesures supplémentaires peuvent alors être nécessaires. Dans certaines situations, la législation peut prévoir des exigences particulières.
Directives concernant le stress en raison du froid
Le froid constitue un risque physique et le stress en raison du froid peut avoir une incidence sur les personnes qui ne sont pas protégées de manière adéquate contre le froid. Lorsque le corps humain n’est pas en mesure de se réchauffer suffisamment, des maladies et des blessures associées au froid peuvent survenir et entraîner des lésions tissulaires, voire la mort.
Les facteurs environnementaux qui influencent la gravité du stress en raison du froid et la perception du froid sont la température de l’air, la vitesse du vent et l’humidité. Les facteurs personnels comprennent l’activité physique, les horaires de travail et de repos, les vêtements de protection, l’âge, le genre, les conditions médicales, etc.
La température corporelle normale du corps humain est de 37 °C. Le corps maintient cette température en empêchant la perte de chaleur et en augmentant la production de chaleur. Dans les environnements froids, les vaisseaux sanguins de la peau et des extrémités se contractent afin de limiter au minimum le refroidissement du sang et de maintenir les organes internes au chaud. Une exposition continue peut entraîner les blessures ou maladies suivantes :
Tableau 6 – Maladies et symptômes associés au stress en raison du froid
Hypothermie : Lorsque le corps humain est exposé à des températures froides, il commence à perdre de la chaleur plus rapidement qu’il ne peut en produire, ce qui entraîne une diminution de l’énergie stockée dans le corps et ainsi une température corporelle anormalement basse (hypothermie). Lorsque la température corporelle est trop basse, elle a une incidence sur le cerveau et peut empêcher l’autosauvetage dans un environnement froid et entraîner la mort. L’hypothermie est définie comme une température corporelle centrale inférieure à 35 °C. |
Stade précoce
Stade avancé
|
Gelures : Les gelures résultent du gel des tissus (baisse de la température en dessous de 0 °C). Elles entraînent une perte de sensibilité et de couleur dans les zones touchées. Les zones les plus touchées sont le nez, les joues, le menton, les doigts, ainsi que les orteils. Elles peuvent provoquer des lésions tissulaires permanentes et, dans les cas extrêmes, nécessiter l’amputation du tissu touché. |
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Pied de tranchée : Le pied de tranchée (ou pied d’immersion) survient lorsque les pieds sont exposés à des conditions humides et froides pendant une période prolongée. Si les pieds restent mouillés, le phénomène peut se produire à des températures allant jusqu’à 16 °C, car les pieds mouillés perdent de la chaleur 25 fois plus vite que les pieds secs. Le corps réduit la circulation sanguine dans les pieds afin d’empêcher la perte de chaleur, ce qui entraîne la mort des tissus en raison du manque d’oxygène et de nutriments et de l’accumulation de produits toxiques. |
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Engelures : L’exposition répétée de la peau à des températures se situant juste au-dessus du point de congélation et allant jusqu’à (0 °C à 16 °C) peut provoquer des engelures. Une exposition répétée au froid peut causer des dommages permanents aux petits vaisseaux sanguins (capillaires) de la peau, provoquant ainsi des rougeurs et des démangeaisons qui réapparaîtront lors d’expositions ultérieures. Les engelures surviennent généralement sur les joues, les oreilles, les doigts et les orteils. |
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Source : Adapté de NIOSH : Cold Stress – Cold related illnesses (non daté). https://www.cdc.gov/niosh/topics/coldstress/coldrelatedillnesses.html. |
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Figure 1 : Types de lésions attribuables au froid
Adapté des valeurs limites d’exposition et des indices d’exposition biologique de l’ACGIH. Source originale : US Department of the Army : Prevention and Management of Cold-Weather Injuries.

Prévention de l’hyperthermie
L’hyperthermie est définie au tableau 6. Les changements physiologiques qui se produisent lorsque la température descend en dessous de cette valeur sont présentés au tableau 7. Dans un cadre professionnel, il faut protéger les membres du personnel contre l’exposition au froid de manière à ce que la température corporelle profonde ne descende pas en dessous de 36 °C (96,8 °F). Une température corporelle plus basse peut entraîner une baisse de la vigilance mentale ainsi qu’une diminution de la prise de décision rationnelle. Lorsque la température corporelle centrale descend en dessous de 33 °C (91,4 °F), les membres du personnel peuvent gravement s’affaiblir.
Tableau 7 – Température corporelle et changements physiologiques associés qui se produisent lorsque la température corporelle chute. Les individus réagissent différemment à chaque niveau de température corporelle
Stade |
Température |
Changements physiologiques |
|---|---|---|
Normothermie |
(37,0) (98,6) |
|
Hypothermie légère |
(35,0) (95,0) |
Frissons maximaux; augmentation de la tension artérielle |
(34,0) (93,2) |
Amnésie; dysarthrie; troubles du jugement; changement de comportement |
|
(33,0) (91,4) |
Apathie; ataxie (absence de contrôle musculaire ou de coordination des mouvements volontaires) |
|
Hypothermie modérée |
(32,0) (89,6) |
Stupeur |
(31,0) (87,8) |
Les frissons cessent; les pupilles se dilatent |
|
(30,0) (86,0) |
Arythmies cardiaques; diminution du débit cardiaque |
|
(29,0) (84,2) |
Inconscience |
|
Hypothermie sévère |
(28,0) (82,4) |
Hypoventilation; fibrillation ventriculaire (battements cardiaques hors rythme) probable |
(27,0) (80,6) |
Perte des réflexes et des mouvements volontaires |
|
(26,0) (78,8) |
Troubles acido-basiques; absence de réaction à la douleur |
|
(25,0) (77,0) |
Réduction du débit sanguin cérébral |
|
(24,0) (75,2) |
Hypotension; bradycardie; œdème pulmonaire |
|
(23,0) (73,4) |
Pas de réflexes cornéens; aréflexie |
|
(19,0) (66,2) |
Silence électroencéphalographique |
|
(18,0) (64,4) |
Asystolie (arrêt cardiaque) |
|
(15,2) (59,2) |
Le plus faible taux de survie des nourrissons en cas d’hypothermie accidentelle |
|
(13,7) (56,7) |
Taux de survie le plus bas chez l’adulte en cas d’hypothermie accidentelle |
|
Source : Adapté des valeurs limites d’exposition et des indices d’exposition biologique de l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH). |
||
L’hyperthermie représente une affection potentiellement mortelle qui doit être traitée rapidement. Les gestionnaires et les membres du personnel doivent constater les premiers symptômes afin que des mesures préventives puissent être prises. L’exposition au froid doit être interrompue immédiatement pour toute personne lorsque des frissons importants se manifestent.
Le froid, l’humidité et le vent constituent le plus grand risque d’hypothermie. Une protection de l’ensemble du corps doit ainsi être assurée.
L’immersion en eau froide peut provoquer une hypothermie mortelle en quelques heures si l’on ne porte pas de protection adéquate. Le tableau 8 présente la durée d’immersion d’une personne moyenne en fonction de la température ainsi que de la profondeur de l’eau.
Les facteurs de risque de l’hypothermie sont les suivants : l’inactivité, l’épuisement énergétique, les troubles endocriniens, l’âge, les brûlures et les affections cutanées, les traumatismes, les neuropathies et la consommation de drogues ou d’alcool.
Tableau 8 – Durées maximales d’immersion en eau froide (heures) pour atteindre une température corporelle de 35,5 °C à différentes températures de l’eau et à différentes profondeurs d’immersion. Pour des durées d’immersion supérieures à 6 heures, le risque de lésions en raison du froid sans gelures augmente considérablement
Température de l'eau (°C) (°F) |
Jusqu'aux genoux |
Profondeur de la taille (en heures) |
Profondeur de la poitrine (en heures) |
|---|---|---|---|
(10 à 12) (50 à 54) |
12,8 |
1,9 |
1,3 |
(13 à 15) (55 à 59) |
15,6 |
7,5 |
2,2 |
(16 à 18) (60 à 64) |
22,2 |
10,2 |
7,9 |
(18 à 21) (65 à 69) |
33 |
13,8 |
10,5 |
Source : Adapté des valeurs limites d’exposition et des indices d’exposition biologique de l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH). Source originale : Department of the Army: Prevention and Management of Cold-Weather Injuries. |
|||
Prévention des gelures
Les gelures surviennent lorsque la température des tissus descend en dessous de 0 °C (32 °F). Les gelures sont plus fréquentes sur la peau exposée (nez, oreilles, joues et poignets exposés), mais se produisent également au niveau des mains et des pieds. La peau humide se refroidit bien plus rapidement.
Des gelures instantanées peuvent survenir lorsque la peau entre en contact avec des liquides surfondus, comme les produits pétroliers, l’huile, le carburant, l’antigel et l’alcool, qui restent tous liquides à des températures de -40 °C (-40 °F). Les gelures au contact peuvent se produire en touchant des objets froids avec la peau nue (en particulier du métal très conducteur ou de la pierre), ce qui entraîne une perte de chaleur rapide. Pour prévenir les gelures de contact, les membres du personnel doivent porter des gants afin d’éviter tout contact.
Les facteurs de risque des gelures sont les suivants : la température, l’humidité, le refroidissement éolien, les vêtements contraignants, la race, le sexe, l’hypoxie, les syndromes de Raynaud et les médicaments vasoconstricteurs. La maladie de Raynaud constitue une affection vasculaire périphérique plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.
L’ACGIH utilise l’indice de température de refroidissement éolien (TRE) pour définir les critères de température. L’indice de température de refroidissement éolien intègre la température et la vitesse du vent pour fournir une estimation du pouvoir de refroidissement global d’un environnement froid. L’indice de température de refroidissement éolien permet de normaliser la puissance de refroidissement de l’environnement à une température de l’air équivalente pour des conditions calmes. Les indices de température de refroidissement éolien sont particuliers dans leur application correcte, estimant seulement le danger de refroidissement pour la peau exposée des personnes marchant à 3 mph. Le vent n’a pas pour effet de refroidir un objet exposé par rapport à la température ambiante, mais plutôt celui de refroidir les objets exposés vers la température ambiante plus rapidement qu’en l’absence de vent. Les vitesses du vent indiquées dans les bulletins météorologiques ne tiennent pas compte du vent généré par le travail, comme la course ou encore la conduite d’un véhicule ouvert.
L’indice de température de refroidissement éolien présente le risque relatif de gelures et les délais prévus pour atteindre le point de congélation (tableaux 9 et 10) pour la peau exposée du visage. La peau du visage a été choisie parce que cette zone du corps n’est généralement pas protégée. Les gelures ne peuvent pas se produire si la température de l’air est supérieure à 0 °C (32 °F).
La peau humide exposée au vent se refroidit plus rapidement. Si la peau est mouillée et exposée au vent, la température ambiante utilisée au tableau de l’indice de température de refroidissement éolien doit être inférieure de 10 °C (50 °F) à la température ambiante réelle. Lorsque les surfaces froides sont inférieures à -7 °C (19,4 °F), un avertissement doit être donné à chaque membre du personnel par la personne qui les supervise afin d’éviter tout contact involontaire avec la peau nue. Si la température de l’air est inférieure ou égale à -17,5 °C (0 °F), les mains doivent être protégées par des mitaines. Les commandes de machines et outils à utiliser dans des conditions de froid doivent être conçues de manière à pouvoir être manipulées sans enlever les mitaines.
Tableau 9 – Indice de température de refroidissement éolien. Temps pour que se produisent des gelures pour la peau exposée du visage
Tableau 10 – Temps en minutes jusqu’à l’apparition d’une gelure sur la joue chez les 5 % de militaires les plus sensibles
La dextérité manuelle est particulièrement importante dans les milieux professionnels. La dextérité manuelle représente la capacité à effectuer des mouvements coordonnés de la main et des doigts pour saisir et manipuler des objets. Une protection particulière (voir ci-dessous) est nécessaire pour éviter les blessures aux mains :
- Lorsqu’il est nécessaire d’effectuer un travail délicat à mains nues (pendant plus de 10 à 20 minutes d’affilée) dans un environnement où la température est inférieure à 16 °C, des mesures de contrôle doivent être mises en place pour garder les mains au chaud. Les méthodes utilisées peuvent être des jets d’air chaud, des chauffages radiants ou encore des plaques chauffantes.
En outre, toutes les poignées et tous les outils métalliques doivent être recouverts d’un matériau isolant à des températures inférieures à -1 °C (30,2 °F). - Si une dextérité manuelle fine n’est pas nécessaire, il convient de porter des gants si la température est inférieure à 16 °C (travail sédentaire), 4 °C (travail léger) ou -7 °C (travail modéré).
Exposition aiguë à l’eau froide
L’immersion soudaine dans l’eau froide provoque une réaction de choc au froid. Le corps réagit en haletant, en hyperventilant, en rétrécissant les vaisseaux sanguins des mains et des pieds, ainsi qu’en augmentant le rythme cardiaque et la pression artérielle. En général, la température corporelle tombe à 35 °C en 1 heure environ dans de l’eau à 5 °C, en 2 heures dans de l’eau à 10 °C, et en 3 à 6 heures dans de l’eau à 15 °C. La progression du choc au froid vers l’hypothermie peut être résumée par la règle « 1-10-1 ». Cette règle mentionne que la réaction de choc au froid avec une aspiration accrue d’eau se produit dans la première minute; dans les 10 minutes, la température des muscles diminue au point que la fonction musculaire est gravement altérée, et dans l’heure, la température corporelle commence à chuter à des niveaux dangereux.
Vêtements pour temps froid
Les vêtements pour temps froid réduisent la perte de chaleur et protègent contre l’hypothermie et les lésions périphériques attribuables au froid. L’utilisation d’un ensemble de vêtements normalisés pour tout un groupe pourrait entraîner une sensation de chaleur et de transpiration pendant le travail chez certaines personnes, tandis que d’autres ne se sentiraient pas suffisamment au chaud. Les membres du personnel doivent pouvoir ajuster leurs vêtements en fonction de leurs propres besoins.
Si les zones exposées du corps ne peuvent pas être suffisamment protégées pour éviter la sensation de froid excessif ou les gelures, les articles de protection doivent également comprendre des dispositifs chauffants portables (comme une veste chauffante ou des chauffe-orteils). Les pieds sont sensibles aux lésions périphériques en raison du froid. Tous les membres du personnel doivent être équipés de chaussures adaptées aux conditions de travail.
Si les vêtements disponibles ne permettent pas d’éviter l’hypothermie ou les gelures, le travail lui-même doit être modifié ou suspendu jusqu’à ce que des vêtements adéquats soient disponibles ou encore que les conditions météorologiques s’améliorent.
Régime de réchauffement du travail
Lorsque le travail est effectué en permanence dans un environnement où l’indice de température de refroidissement éolien est inférieur à -7 °C, des abris chauffants doivent être disponibles à proximité. On doit encourager les membres du personnel à utiliser ces abris à intervalles périodiques, la fréquence dépendant de la gravité de l’exposition à l’environnement. Des boissons chaudes et des soupes devraient être proposées sur le lieu de travail, car elles apportent des calories et améliorent aussi le moral.
Pour les travaux effectués à une température inférieure ou égale à -12 °C, les mesures supplémentaires suivantes doivent être mises en œuvre :
- Utiliser un système de jumelage : Il faut surveiller en permanence l’ensemble de la main-d’œuvre lorsqu’elle travaille dans le froid.
- Ajuster le rythme de travail pour éviter une forte transpiration qui aurait pour conséquence de mouiller les vêtements. Si la charge de travail est importante, il faut prévoir des périodes de repos (dans des abris chauffés), ainsi que la possibilité de revêtir des vêtements secs.
- Fournir aux nouvelles et nouveaux membres du personnel le temps nécessaire pour s’adapter aux conditions de travail et les vêtements de protection requis. Cet effectif ne devrait pas être obligé de travailler à plein temps dans un environnement où il fait froid au cours des premiers jours de son emploi.
- Tenir compte du poids des vêtements et de l’encombrement causés par ces derniers lors de l’estimation du rendement au travail et des poids à soulever par les membres du personnel.
- Éviter autant que possible les périodes excessives de position assise ou debout, les chaises métalliques, ainsi que les courants d’air.
- Fournir aux membres du personnel une formation comprenant au minimum des instructions portant sur les points suivants :
- les procédures de réchauffement et les premiers soins;
- les pratiques vestimentaires;
- les habitudes alimentaires et la consommation de boissons;
- la reconnaissance des gelures;
- la reconnaissance des signes et symptômes d’une hypothermie imminente ou d’un refroidissement excessif du corps, même en l’absence de frissons;
- les pratiques de travail sûres.
Stratégie de gestion des risques associés au froid
Les expositions mortelles au froid chez les membres du personnel ont presque toujours résulté de l’impossibilité de quitter les basses températures de l’air ambiant ou de l’immersion dans de l’eau à basse température.
La figure 2 présente une stratégie de gestion des risques à utiliser dans les environnements froids, qui évalue et atténue les risques associés au froid.
Figure 2 : Processus de gestion des risques pour l’évaluation du stress en raison du froid
Les responsabilités suivantes incombent aux membres du personnel :
- Si vous pensez que vous ou une autre personne pouvez être victimes d’une maladie ou d’une blessure associée au stress causé par le froid sur votre lieu de travail (en particulier l’hypothermie ou les gelures), prodiguez immédiatement les premiers soins et informez votre gestionnaire.
- Si on ne répond pas à votre préoccupation de manière satisfaisante, vous devez soulever la question auprès du Comité mixte de santé et de sécurité au travail ou de ses porte-parole. Si on ne répond toujours pas à vos préoccupations, vous pouvez communiquer avec la division de la SST en composant le 1-800-9LABOUR ou en faisant parvenir un courriel à : LAESafetyBranch@novascotia.ca. Vous avez le droit de refuser de travailler dans ces conditions si vous estimez qu’il existe un risque pour votre santé ou votre sécurité en raison du stress causé par le froid.
Législation
OCCUPATIONAL HEALTH AND SAFETY ACT
S.N.S. 1996, c. 7
Section 13 DUTIES AND PRECAUTIONS
13. (1) Every employer shall take every precaution that is reasonable in the circumstances to
(a) ensure the health and safety of persons at or near the workplace;
(b) provide and maintain equipment, machines, materials or things that are properly equipped with safety devices;
(c) provide such information, instruction, training, supervision and facilities as are necessary to the health or safety of the employees;
(d) ensure that the employees, and particularly the supervisors and foremen, are made familiar with any health or safety hazards that may be met by them at the workplace;
(e) ensure that the employees are made familiar with the proper use of all devices, equipment and clothing required for their protection; and
(f) conduct the employer's undertaking so that employees are not exposed to health or safety hazards as a result of the undertaking.
(2) Every employer shall
(a) consult and co-operate with the joint occupational health and safety committee, where such a committee has been established at the workplace, or the health and safety representative, where one has been selected at the workplace;
(b) co-operate with any person performing a duty imposed or exercising a power conferred by this Act or the regulations;
(c) provide such additional training of committee members or the representative as may be prescribed by the regulations;
(d) comply with this Act and the regulations and ensure that employees at the workplace comply with this Act and the regulations; and
(e) where an occupational health and safety policy or occupational health and safety program is required pursuant to this Act or the regulations, establish the policy or program.
(3) The employer at a subsea coal mine shall provide such additional resources or information for the committee as may be prescribed by the regulations.
(4) Every employer shall, in accordance with the regulations, establish and implement a policy respecting the prevention of harassment in the workplace.
[N.S. 2007, c. 14, s. 7; 2010, c. 66, s. 5; 2024, c. 10, s. 13]
Section 19
19. Every owner shall
(a) take every precaution that is reasonable in the circumstances to provide and maintain the owner's land or premises being or to be used as a workplace
(i) in a manner that ensures the health and safety of persons at or near the workplace, and
(ii) in compliance with this Act and the regulations; and
(b) give to the employer at the workplace the information that is
(i) known to the owner or that the owner could reasonably be expected to know, and
(ii) necessary to identify and eliminate or control hazards to the health or safety of persons at the workplace.
Workplace Health and Safety Regulations
N.S. Reg. 52/2013
Part 2 OCCUPATIONAL HEALTH
Section 2.3 Threshold limit values
2.3 An employer must comply with, and ensure compliance with, the threshold limit values for exposure to all of the following, as listed in the TLVs and BEIs:
(a) gases;
(b) vapours;
(c) mists;
(d) fumes;
(e) smoke;
(f) dust;
(g) chemical substances;
(h) physical agents.
